J'aime pas les "Je t'aime" ...

Publié le par Vy

Cet article trouve sa base dans un titre proposé par Norm’ dans un but de réciprocité quand au thème que je lui avais moi-même proposé il y a peu. Ça aurait pu être peu inspirant (on n’est jamais à l’abri) mais finalement il se trouve être fort à propos et va me permettre de me plaindre encore publiquement de choses que "J’aime pas …"

Dit comme ça de but en blanc, ça fait un peu nihiliste antisociale frigide, mais là n’est pas l’exacte et immuable finalité de cet article. Je voudrais parler de la symbolique plutôt que des termes basiques et, d’un coup, je peux le dire sans trembler des genoux ou passer pour cette particulière qui ne croit en rien : Je n’aime pas les symboliques actuelles, tronquées, lorsqu’il s’agit d’amour.
N’étant ni pour le mariage, ni pour les enfants, ni pour la colonie de chiots ou les marmottes apprivoisées en couple, on peut se demander pourquoi j’ose mettre ça sur le tapis… MAIS voilà, je suis quelqu’un d’extrêmement romanesque dans l’âme, qui lit beaucoup, écrit beaucoup et m’émerveille surtout très souvent de certaines symboliques fortes abordées dans les romans comme la Loyauté sans limites, sans équivoque, la Neutralité parfaite, objective en tout point ou bien encore l’Amour, le grand, l’intéressant... Pas l’ersatz qu’on nous vend à la sauvette et que les moutons shootés au colza nous tartinent de partout sur leurs blogs (entre DJ JeanMarc et la nouvelle chanson de PittBull).
Passons sur ce que je trouve beau (et accessoirement sur ce dont on n’a strictement rien à carrer) pour entamer la partie que je préfère avec de gros morceaux de plainte dedans.

J’aime pas les coincés du fondement, j’aime pas les gens qui se donnent un genre "J’étais amoureux à la maternelle, elle m’a largué pour pierrot, 4 ans future bombe sexuelle, je n’aimerais plus jamais je te préviens, ne m’en demande pas trop !" et j’aime encore moins les gens qui compensent leurs propres complexes par du manque affectif grimpant qui sonne creux. Le fait même qu’ils ne se rendent pas compte que ça rebute les autres est un manque d’intelligence irritant. Et donc, comme s’ils n’étaient pas assez à plaindre, ce sont eux que je vais pointer du doigt, créatures diaboliques !



Pourquoi, Les pauvres ? Parce que ce sont eux qui gâchent le plus l’essence romanesque de l’amour à mon sens. Eux et leur inexpérience, eux et leur envie vorace de vivre quelque chose (et avec une allitération, c’est encore mieux) à tout prix. Les morts de faims de l’affectivité, les zombies de l’amour au rabais. Ce genre de comportement pousse à voir l’espoir d’Amour dans un gentil bonjour ou une œillade amicale, à se sentir pousser des ailes au cul à la moindre conversation agréable, à changer de cible comme de chaussettes (Ce qui donne aux cibles en question, si espoir il y avait, l’agréable sensation d’être une parmi tant d’autres)… Et à s’écraser la face contre le trottoir bien plus que de coutume.
Toujours ils détestent les couples heureux maiiiis lorsqu’ils arrivent par le plus grand des hasards à percuter un autre mortel abandonné du ciel et  rongée par le manque affectif, ils forment les pires couples de toute la création. Les plus criards, les plus vulgairement obscènes qui se sondent le larynx en public ce sont eux. Ils l’ont fait, ils ont trouvé quelqu’un pour boucher le trou béant dans leur confiance en eux et ils tiennent à le faire savoir.

C’est à ce moment que l’inexpérience joue. Transportés qu’ils sont par leur couple auquel ils s’accrochent comme des bulots sous amphét’, ils sont très vite fiancés, bâclant tout et toujours (Surement un fugace moment d’Euphorie, qu’on pourrait qualifier aussi de spasme nerveux nauséabond et nocif) au lieu d’apprendre à connaitre correctement leur chère et tendre moitié. Au final ils veulent être en couple bien plus qu’être avec la personne qu’ils ont "déniché" (marche aussi avec invoquée par magie noire, tirée des limbes, sortie de l’enfer etc)

Je ne vais pas sauter jusqu’au mariage, parce que la plupart du temps la viabilité de ce genre de couples se compte en semaines, au mieux en mois avant qu’ils ne se rendent compte de leur mutuelle nazitude, pensant que celle de l’autre surpasse bien évidement la sienne (Heureux les simples d’esprits comme on dit)… Ils gâchent tout, piétinent tout, dénaturent et enlaidissent ce qu’ils touchent.

Suite à ça ils ont mal, terriblement mal, ils n’aimeront jamais plus, ils sont les anges déchus de l’amour, les martyrs de la vie de couple… Puis ils commencent à faire un blog rouge et noir, ou bleu froid et noir pour crier leur écrasante douleur qu’elle fait plus mal que celle des autres parce que c’est la douleur douloureuse des gens qu’ils ont mal ! ( Mais quand on voit leur orthographe souvent, on a mal nous aussi) en espérant qu’une "bel fill o zyeu ver et o form avantajeuz" ou qu’un "bogoss ac un tatouaj tro reb3l" leur "lach un comm" (qu’ils rendront au double, voir quadruple… Ces temps la verve est à vendre) pour pouvoir recommencer à espérer et à se crasher lamentablement sur le bitume. Ainsi va la vie.

Vy.

PS : Raaaaaaaaaaah saccageurs de symboles, je vous maudis jusqu'à la trouzième génération !
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Publié dans De quoi s'plaint-on

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N
<br /> "Je ne vais pas sauter jusqu’au mariage"<br /> <br /> "N’étant ni pour le mariage..."<br /> <br /> Pauvre vermine abstinente...<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Oh c'est fin ça Norm' !<br /> <br /> Même si symboliquement, s'aurait été beau...<br /> (Bien que risqué, enfin je m'comprends.)<br /> <br /> <br />